

Thématique
Thématique 2012-2013 : Santé et Environnement
La thématique biennale du Jour de la Terre Québec 2012-2013 est la santé et l’environnement. Restez à l’affût pour découvrir les liens surprenants entre la santé et l’environnement dès le mois de mars 2012!
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La biodiversité :
L’Assemblée des Nations Unies a déclaré 2010 : Année internationale de la diversité biologique. Suivant le mouvement, le Jour de la Terre Québec a fait de la biodiversité sa thématique biennale 2010-2011. La biodiversité, c’est la diversité du monde vivant et les liens complexes entretenus par des milieux en perpétuelle évolution. Elle reflète le nombre, la variété et la variabilité des organismes vivants, tant des bactéries que des êtres humains.
Selon Hubert Reeves, écologiste et physicien québécois, il est primordial de tout mettre en oeuvre pour respecter notre environnement et sa diversité biologique. Pourquoi? Parce que toutes les créatures ont le droit d’exister, parce que cette diversité est une richesse essentielle à l’évolution et parce qu’elle constitue un potentiel économique et médical inégalé pour l’être humain!
La thématique biennale 2010-2011 du Jour de la Terre Québec rejoint les objectifs de l’Année internationale de la diversité biologique qui sont de reconnaître l’importance de la biodiversité pour la vie sur Terre et de réfléchir sur nos accomplissements et nos efforts pour préserver la biodiversité.
Dans l’urgence d’agir maintenant, le Jour de la Terre Québec axe sa thématique sur la biodiversité à différentes échelles : la maison, la ville, la province, le pays et le monde. Des propositions d’actions concrètes pour favoriser le maintien de la diversité biologique sont mises de l’avant pour chacune des échelles.
La biodiversité ainsi expliquée permettra à chacun de prendre conscience de la diversité biologique qui l’entoure afin de la protéger et de passer à l’action.

La biodiversité, c’est d’abord dans votre maison!
Bien que plusieurs pensent le contraire, la biodiversité se retrouve dans chaque pièce de la maison. La cuisine, la salle de bain et la cour extérieure sont particulièrement propices à être l’hôte d’une grande diversité d’êtres vivants. La consommation de certains aliments comme les viandes et poissons, l’entretien de plantes et de fleurs et l’utilisation de pesticides et de produits dangereux ne sont que quelques exemples d’actions à impact direct sur la grande famille biologique. Comment agir à l’échelle de votre maison ?

Et aussi dans votre municipalité…
Saviez-vous qu’une ville où s’intègrent des milieux riches en biodiversité contribue à la santé et à la qualité de vie de ses résidents? De plus, étiez-vous au courant que la proximité d’espaces naturels ou d’espaces verts confère une plus value de 15 à 20% à la valeur des propriété riveraines? Comme quoi la diversité biologique s’intègre dans notre vie urbaine de tous les jours! Comment agir à l’échelle de votre municipalité ?

Et au niveau provincial?
Étant la première province canadienne ayant mis en place une stratégie et un plan d’action provincial sur la biodiversité en 1996, le Québec se concentre sur la diversité biologique de la faune et de la flore sauvage des forêts et des régions urbaines ainsi que sur la biotechnologie et sur l’éducation. Par l’entremise de consultations publiques, de même que des collaborations et des engagements interministériels, le Québec oeuvre à la sauvegarde de la diversité biologique. Comment agir à l’échelle de votre province ?

Agissez d’un océan à l’autre!
Saviez-vous que selon le 4e Rapport national du Canada à la Convention sur la diversité biologique, les scientifiques ont recensé plus de 70 000 espèces dans les divers écosystèmes du Canada, et qu’une quantité équivalente reste à étudier convenablement? Cet éventail comprend aussi bien des espèces bien connues de mammifères, de reptiles, d’amphibiens, de poissons, d’oiseaux et de plantes que des espèces moins visibles, mais tout aussi importantes comme des invertébrés aquatiques et terrestres, des champignons et des bactéries.
Le gouvernement canadien est l’une des entités détenant le plus de pouvoir en ce qui concerne la protection de la biodiversité. Le peuple lui attribue le droit d’instaurer, de maintenir ou d’abolir des lois qui auront un effet direct sur le comportement des individus et des organisations. En d’autres mots, le Canada a le pouvoir d’augmenter, de maintenir et de diminuer la diversité biologique. Comment agir à l’échelle de votre pays ?

Et si on changeait le monde!
« Nous faisons face à une grave crise dans le domaine de la biodiversité, qui menace tout le réseau complexe d’animaux, de plantes et leurs habitats à l’échelle de la planète. Et lorsque nous mentionnons les espèces animales, nous incluons les humains. » (Union internationale pour la conservation de la nature)
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, chaque jour, nous perdons de la biodiversité à un rythme pratiquement 1 000 fois plus rapide que le rythme naturel. L’extinction des espèces individuelles, la destruction de l’habitat, la conversion de la terre pour l’agriculture et le développement, le changement climatique, la pollution et la dispersion des espèces invasives sont parmi les nombreux responsables de cette crise. Et c’est sans compter l’extinction imminente des peuples humains vivant dans des environnements menacés comme l’Amazonie et l’Arctique ou en minorité sur un territoire urbanisé.
On estime que d’ici 2100, 90% des langues parlées sur Terre n’existeront plus! En février 2010, le dernier individu parlant la langue de Bo est décédé en Inde, éliminant par le fait même cette langue et cette culture vieille d’environ 70 000 ans de la surface de la planète. L’humain est partie prenante de la biodiversité planétaire, il ne peut être exclu des espèces à protéger. La diversité génétique, souvent liée à la diversité culturelle, est essentielle pour maintenir la richesse et l’expérience humaine.
Actuellement, plusieurs peuples vivent sur des terres qui seront grandement modifiées par les changements climatiques. L’ONU estime le nombre de réfugiés climatiques à plus de 250 millions d’ici 2050. Des populations complètes auront à trouver de nouvelles terres pour vivre, qu’en ferons-nous? Comment agir à l’échelle de la planète ?
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