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Hubert Reeves dans « La Terre vue du cœur » : ce film qui nous ramène à l’essentiel

17 avril 2018 | Par Ariane Arbour
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Le 22 avril prochain, à l’occasion du Jour de la Terre, La Terre vue du cœur, guidé par Hubert Reeves et réalisé par Iolande Cadrin-Rossignol, sera en diffusion spéciale dans plus de 50 écrans (lieux et dates) au Québec, au Canada, à Paris, à Bruxelles et à Genève.

Une projection spéciale du film, suivie d’une conférence sur la pollution plastique aura entre autres lieu le 22 avril à au Centre Phi dès 11h00.

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À l’occasion de la sortie officielle du film partout au Québec, j’ai décidé de vous faire un petit topo de ce documentaire qui s’annonce mémorable et que vous devez absolument voir. Ayant eu la chance d’assister au prélancement et au lancement du film en compagnie de Iolande Cadrin-Rossignol, de l’équipe de Jane Losa Films, de Maison 4:3 et de quelques intervenants du film, je vous partage aussi quelques citations inédites de certain(e)s intervenant(e)s du film.

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Si j’avais à résumer le film je dirais que…

Dans la visée de faire un état des lieux de la biodiversité, l’équipe de La Terre vue du cœur, mettant en vedette l’auteur et astrophysicien Hubert Reeves, part à la rencontre d’hommes et de femmes de tous horizons, qui nous rappellent que le monde des vivants nous est encore tout à fait inconnu.

Par leurs réflexions, ils nous guident, chacun(e) à leur manière, vers une compréhension et une contemplation active de notre situation actuelle en tant que planète, que société, qu’ensemble chaotique, mais aussi harmonieux.

Ce film et ses acteurs nous accompagnent vers des solutions diversifiées, ingénieuses et inspirantes quant aux enjeux environnementaux de cette terre qui est nôtre, ou plutôt à laquelle on appartient. Parce qu’au final, c’est l’avenir qui nous appartient.

Ce film est un incontournable pour quiconque s’intéresse à la protection de l’environnement et veut connaître de nouvelles initiatives inspirantes tout en en apprenant plus sur les êtres qui nous entourent.

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Photo : Ariane Arbour, Jour de la Terre. LÉGENDE PHOTO (De gauche à droite): Chantale Pagé (productrice et distributrice), Frédéric Lenoir (philosophe et auteur), Iolande Cadrin-Rossignol (réalisatrice), Marie-Dominique Michaud (productrice) et Michel Labrecque (Conservateur du Jardin botanique de Montréal).

Quelques réflexions soulevées lors du pré-lancement du film :

Iolande Cadrin-Rossignol, réalisatrice du film

« On veut présenter la situation comme on ne l’a pas encore vu. Pas parce qu’on veut défaire ce qui a déjà été fait, c’est très important on veut le renforcer, mais donc, c’est sous un angle différent. »

Frédéric Lenoir, philosophe et auteur

« S’il y a seulement 20% à 25% de la population qui vit autrement, ça peut faire basculer la totalité du système, on le sait il y a des seuils de basculement. (…)

Si on regarde le système tel qu’il est aujourd’hui, y’a dequoi se décourager. Mais si on voit tout ce qui est en train de se créer, à un niveau local, à un niveau de réseaux mondiaux, on voit qui a des énergies, des consciences qui sont en train de faire bouger les choses. »

Marie-Dominique Michaud, productrice du film

« Dans le film, Hubert Reeves cite Descartes qui disait : « Devenez les possesseurs et les maîtres de la nature » et que maintenant on sait que c’est le lien vers la catastrophe.

Ça je trouve qu’il y a une aura de liberté là-dedans parce qu’on se rencontre à quel point on peut dicter les autres par des schémas de pensées qui vont nous convaincre qu’on fait bien d’agir dans telle ou telle direction, alors même qu’on peut sentir qu’on ne fait pas bien d’agir ainsi.[…] La volonté de ce film, si elle en a une, c’est de raccorder les flûtes de tout le monde, pour finalement dire : pensez avec votre cœur et au final, ça va bien aller.»

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Quel est l’élément déclencheur qui pourrait faire bouger la population à demander le changement aux décideurs ?

Frédéric Lenoir, philosophe et auteur

« Déjà le fait que tout le monde n’est pas bien informé. (…) Dans le film on voit des choses extrêmement concrètes, on se dit, mais c’est incroyable le nombre des espèces qui ont déjà disparues qui vont continuer de disparaître. Bref, ce film donne tout un tas d’informations qui une fois qu’on les sait, on se dit qu’on ne peut pas rester là à ne rien faire. […]

La deuxième chose : les gens pensent qu’on peut rien faire. Dans ce film il y a un équilibre entre dénoncer des problèmes et montrer qu’il y a plein de gens qui se mobilisent. On voit des gens qui font de la permaculture, qui font de la reforestation… et quand on voit ses gens qui font quelque chose on se sent moins seul, et on ne se dit pas « c’est foutu, le système est foutu et après nous le déluge. »

Il a un aspect très pédagogique ce film, parce qu’il montre tout un tas de solutions possibles. »

Michel Labrecque, Conservateur du Jardin botanique de Montréal

« Trop souvent les images virales telles que l’ours polaire qui meurt de faim ne font pas bouger les gens. Par contre, les magnifiques images vont souvent davantage stimuler les gens à défendre ce qui reste debout, plutôt que de vouloir se cacher les yeux devant ce qui va mal.

Si on avait l’occasion d’amener nos politiciens, nos décideurs, les grands présidents de ce monde dans le radeau des cimes (un projet abordé dans le film), ça changerait certainement beaucoup des perceptions, parce que quand on voit l’océan vert c’est bouleversant et on est plus touché par la beauté souvent que par des grands principes biologiques ».

À ce sujet Hubert Reeves lui-même mentionne dans une ENTREVUE du Magazine Voir :

« Il faut montrer qu’il y a des solutions, que ce n’est pas foutu, qu’il y a des choses qui s’améliorent. Par exemple, on a retiré il y a quelques mois la baleine à bosse de la liste des animaux en danger. Il y a 50 ans, on tuait 50 000 baleines par an; à ce rythme-là, personne ne pensait que l’espèce pourrait survivre. On la considérait pratiquement comme étant éliminée. Aujourd’hui, grâce à toutes les activités des commissions baleinières et des associations pour préserver les océans, on s’aperçoit que la population de baleines à bosse augmente! Un événement comme ça vous montre qu’il se passe des choses, qu’il existe des solutions et qu’il faut les développer. C’est le but de ce film.»

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Pour suivre les dernières nouvelles sur le film, suivez la page Facebook de La Terre vue du cœur et la section événements pour retrouver les lieux des projections québécoises.



Gestionnaire de communauté et de contenu

Ariane Arbour

Ayant grandi dans la région du Bas-St-Laurent, cette amoureuse de photographie, de plein air et d’arts visuels est constamment en quête de nouvelles aventures à partager avec des gens motivés comme elle à apprendre et à s’émerveiller. Un bain de forêt lui fait toujours le plus grand bien.

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