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Jean-Claude découvre le microplastique

2 avril 2019 | Par Romane Marcoz
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– QUÉSÉQ’SAAAA le microplastique ??? – dit Jean-Claude avec entrain.

— Bonne question Jean-Claude, je vais t’expliquer ! Alors tu vois, le plastique, tu sais le truc omniprésent un peu partout sur terre et chez toi, dont on parle de plus en plus, qui est en train de devenir plus présent que les poissons dans les océans, qui est même tellement présent qu’il possède son propre continent juste pour lui, et bien si ce n’était que ça…

— Bah attend, ça fait déjà beaucoup là !

—Oui… mais ce que je veux te dire c’est que ce plastique, c’est un peu comme un vieux trognon de pomme que tu mets au compost.

— HEIN ??? Mais n’importe quoi toi !

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— Et bien si, en fait le plastique se dégrade, comme le trognon, qui devient de plus en plus petit jusqu’à « disparaître » et former un super engrais pour tes petits pots de plante verte sauf que… le plastique se dégrade beaucoup, BEAUCOUP plus lentement, en petits morceaux pareils, mais en petits morceaux de plastique… C’est ce qu’on appelle le microplastique. En fait, c’est juste du plastique mais qui mesure moins de 5 micromètres et qui n’est donc pratiquement plus visible pour notre œil. Et la dégradation ne s’arrête pas là, le microplastique devient nanoplastique, etc., etc.

— Ah oui mais attend, on est d’accord que le problème avec le plastique, c’est que comme il y en a partout dans les océans, les animaux se retrouvent à le manger par inadvertance ou encore à se faire mal, car ils se sont coincés dans un sac plastique, non ? Donc les petits bouts de plastique dont tu parles, s’ils finissent par disparaître, ce n’est plus vraiment un danger…

— AHHHH et bien tu pointes justement un enjeu majeur mon Jean-Claude ! Il faut que tu gardes en tête ce bon vieux dicton de chimiste « rien ne se perd, tout se transforme ». Et oui, rien ne disparaît jamais et la dégradation du plastique n’engendre pas sa disparition, mais plutôt la diffusion dans l’environnement de toutes les molécules qui le composent. Et qui dit plastique dit toxique, car contrairement au trognon de pomme (qui est de la matière organique), le plastique est composé d’une multitude de produits chimiques, nocifs pour l’environnement et TOUS les êtres vivants qui le composent (dont nous bien sûr). Donc le petit microplastique là, il a beau ne pas se voir, ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas le craindre ! Tu te rends compte, il s’immisce partout !

— Partout ? De la cave au grenier ? De la tête aux pieds ? De tous les bords ? De tous…

— Oui enfin c’est bon j’ai compris que tu connais vraiment très bien les synonymes de « partout » Jean-Claude, là n’est pas le sujet ! Tu connais le plancton ?

— On s’écarte là, non ?

— Pas du tout. Quand je te dis partout, les microplastiques ont même été retrouvés dans les organismes qui composent les planctons… Ces derniers mangent généralement des algues, mais certaines espèces mangent aussi des microplastiques. Or, le plancton est à la base de la chaine alimentaire. L’ingestion du plastique par le plancton peut dégrader sa santé, donc celle des océans et des organismes qui le composent. Si le plancton mange du plastique, nous qui sommes en haut de la chaine, en mangeons aussi.

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— Ah ouais ok… Super, je crois que tu as réussi à me déprimer. C’est comme si je me sentais un peu dépassé là.

— Oh, mais non, te voilà juste plus conscient des enjeux de la pollution plastique ! C’est en comprenant le monde qui nous entoure qu’on est plus à même de poser des gestes respectueux de notre environnement. Et puis tu sais, il y a des choses qu’on peut faire à notre échelle pour réduire notre consommation de plastique à usage unique, et donc réduire la quantité de plastique se retrouvant dans les eaux ! En changeant nos habitudes, on peut même espérer faire changer celles des plus grands. Mais ça je t’en parlerai une prochaine fois, là je vais me coucher.

— EUH ok, tu me laisses sur ma faim là… Bonne nuit.

— À très vite Jean-Claude. 

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PS : Jean-Claude est un personnage présent seulement dans ma tête, et avec qui je discute souvent. Non je ne suis pas folle, hein Jean-Claude ?



Chargée de projets et communications

Romane Marcoz

Montagnarde de souche, Romane a toujours été entourée de nature sauvage, créant en elle une sensibilité particulière envers l’environnement. Passionnée de décoration par récupération, de bricolage et de vagabondage en plein air, son prochain défi est l’aménagement d’une caravane lui permettant de partir à l’aventure, à la conquête de l’ouest.

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